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jeudi, 03 juillet 2008

La Répression syndicale, un choix politique ?

 

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En décembre 2007, à l’occasion du lancement du ferrie le Cotentin, la première traversée vers l’Espagne se passe dans des conditions très difficiles. Plusieurs témoignages de personnes ayant vécu la traversée, ainsi que de nombreuses photos sont là pour le démontrer. A l’issue de cette traversée, un élu CFDT désignéau CHSCT, après avoir rencontré les navigants du Cotentin, a saisi le Président duCHSCT par courrier pour relater les faits de cette traversée difficile. Suite à cecourrier, le permanent CFDT était licencié sans indemnité. Le recours déposé auprèsdu ministre des transports vient d’être rejeté suite à des pressions politiques. Fin juin Dominique BUSSEREAU, ministre destransports a refusé de revenir sur la décision delicenciement de Christian LE BLOND, alors que le ministre Jean Louis BORLOO avait confirmé la veille au Secrétaire Général de la CFDT que la réintégration de Ch. LE BLOND était en bonne voie. Le mercredi midi, le ministre des transports indiquait à la CFDT : « j’ai reçu des pressions politiques, je n’annulerai pas le licenciement » . La CFDT tient à rappeler que D. BUSSEREAU était à l’inauguration du Cotentin, dernier né de la compagnie. Pourtant, le dossier était béton : le résultat de la contre-enquête faite en toute impartialité et notifié par le bureau du travail maritime, était extrêmement favorable à la réintégration de Ch. LE BLOND.

Pour la CFDT, il s’agit d’une décision politique et non d’une décision de justice, qui confirme un acte grave de répression syndicale !

Dans le dossier, la CFDT a découvert des faits qui portent aujourd’hui à interrogation :

- La fonctionnaire des affaires maritimes qui arendu la décision initiale de licencier Ch. LE BLOND dans un esprit plus que partisan, celle-ci ayant bénéficié d’une réduction de 50% lors d’une traversée en période d’été 2007 pour plusieurs personnes, était-elle moralement libre de sa décision ?

La règlementation sur les droits et obligations des fonctionnaires sont pourtant formels à ce sujet.

- Pourquoi des témoignages favorables à Ch. LE BLOND ont-ils été délibérément écartés de l’enquête initiale ?

La CFDT continue d’agir et de tout mettre en oeuvre pour obtenir la réintégration de Ch. LE BLOND. Un recours devant le tribunal administratif a été déposé.

La question que se pose la CFDT est de savoir si les politiques vont continuer à financer des entreprises qui bafouent le code du travail ?

La CFDT pays du cotentin tient à remercier les personnes qui ont adhéré au comité de soutien et participent à la solidarité financière.

Si vous souhaitez faire partie du comité de soutienà Ch LE BLOND et exiger sa réintégration au seinde la Brittany-Ferries, votre nom, prénom et adresse sont à transmettre à : CFDT Pays ducotentin, 54 rue de la Bucaille 50100 Cherbourg, ou par mail à :

cfdt.pays.cotentin@orange.fr.

 Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 2000 signatures.

 Vous pouvez consulter la liste sur le

Blog: www.solidarite-leblond.over-blog.com.

 Les dons sont à transmettre à la même adresse ou auprès des sections CFDT-CGT-CFTC-FSU-SUDFO

ou UNSA de vos entreprises pour le département de la Manche, chèque à l’ordre

« comité de soutien Christian LE BLOND »

Contre la répression Syndicale

Ensemble Nous obtiendrons justice !

Commentaires

surtout n'hésitez pas à saisir le tribunal administratif y compris en référé pour obtenir la suspension de la décision (is le licenciement n'a pas encore été notifié)

même si au final c'est l'Etat (donc le contribuable) qui payera les salaire du lors de la réintégration, il ne faut pas hésiter à agir ainsi... de nombreuses autorisation de licenciement sont annulées.. et l'appel n'est pas suspensif !

(la CNAS peut financer partiellement la prise en charge d'un avocat .... même si l'avocat n'est pas obligatoire )

Ecrit par : syndicaliste | jeudi, 03 juillet 2008

en écoutant les infos hier, j'ai entendu notre cher président annoncer, que maintenant même si les salariés font grève...personne ne s'en rend compte.......
quel est la position des syndicats face à cette déclaration?
si on ne se bouge pas le derrière, on verra nos acquis disparaître un à un et ce, avec la bénédiction de tous...tout ça est effrayant !
on est encore à se demander, s'il y'a une volonté de repression ! reveillons nous...
ils ont attendu l'été pour nous pondre ça...est-ce un choix politique? vous vous posez encore la question?!

Ecrit par : anita | mardi, 08 juillet 2008

Pour anita...

Les syndicats :

Jean-Claude Delarue, président de la fédération des usagers des transports et services publics (FUT-SP) : "La grève est indolore dans les transports publics... surtout pour ceux qui ne les prennent pas".
"C'est une provocation et je crains que ça n'incite précisément à faire grève un certain nombre de personnes qui hésitent, en se disant 'puisqu'on dit que la grève n'est pas douloureuse, on va voir de quel bois on se chauffe!'"
"La grève est tout à fait douloureuse dans les transports, notamment de banlieues qui représentent 60% des usagers de la SNCF" et "la récente grève dans le RER A a bien montré que pour des usagers déjà serrés comme des sardines toute la semaine, c'est la catastrophe".
"Depuis quelques années - ça n'est donc pas dû au gouvernement de M. Sarkozy - il y a une tendance à la diminution des jours de grève dans les transports grâce notamment à un meilleur dialogue social, en particulier à la RATP".
"La loi abusivement appelée loi sur le service minimum, alors qu'elle n'a rien à voir avec le service minimum promis par Nicolas Sarkozy, demande aux cheminots de se déclarer gréviste ou pas gréviste 48 heures avant ce qui permet à la SNCF de mieux organiser le service les jours de grève".
La FUT-SP propose pour sa part de mettre en place "une grève de la gratuité, qui permettrait de faire circuler les trains en s'attaquant non pas aux usagers, mais à la direction, puisque les passagers ne paieraient pas leurs billets". (Déclaration à l'AFP, lundi 7 juillet)

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU : Le président "s'est lâché devant un parterre acquis, caressant sa majorité dans le sens du poil (...) Il n'a pas résisté à la forfanterie et au mépris. Or, si l'on veut réformer, afficher son mépris est une très mauvaise méthode"
"D'autre part, n'envisager les choses qu'à partir de la question des grèves, c'est ignorer la réalité du mécontentement social".
"Il y a beaucoup d'inquiétude devant les réformes menées sans la moindre négociation et j'observe la demande incessante de trouver d'autres formes d'actions, comme le refus d'appliquer les réformes" (Le Parisien, lundi 7 juillet)
"Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n'attends pas du président de la République qu'il joue les matamores".
"Quand je vois les sondages d'opinion, je crois qu'il devrait regarder de plus près la réalité (...) Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force".
"Je ne vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter". (France-Info, dimanche 6 juillet)

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT : "Mesurer l'efficacité d'un gouvernement au nombre de grèves correspond a une vision archaïque du dialogue social. Je crois que le président de la République doit encore progresser dans sa vision du syndicalisme"
"Notre objectif est d'amener des résultats, ce n'est pas la grève, la grève est le moyen ultime". (RFO, dimanche 6 juillet)

Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT : "J'ai le sentiment que le président de la République fait une opération diversion parce qu'il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit. Ni sur le pouvoir d'achat, ni sur l'emploi, ni sur la croissance, ni sur le bien-être des Français en général, on ne peut dire qu'il y a quelque chose dont il pourrait se vanter auprès de son parti politique"
Quant aux grèves "qui se dérouleraient sans qu'on les voie", Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important notamment pour les salaires. Il y a eu une récente grève dans les transports, sur le RER A, avec des conséquences importantes".
Les propos du chef de l'Etat sont "méprisants pour les salariés exerçant dans les services publics et essayant de faire entendre leurs revendications en provoquant le moins de gêne possible pour les usagers" mais "aussi à l'égard des usagers lorsqu'ils sont confrontés à ce genre de problème".
"Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays".
La CGT "continue à faire le choix d'actions collectives massives, responsables, portant les revendications, et elles sont très nombreuses. Je crois que le président de la République aurait tort de les mépriser et de jouer à mettre de l'huile sur le feu" (Déclaration à l'AFP, dimanche 6 juillet)

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO) : "Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça".
"Les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer quelques-uns". Mais il y a "un réel mécontentement des salariés sur toute une série de dossiers, des retraites au pouvoir d'achat en passant par l'avenir du service public".
"Ne pas tenir compte de ce mécontentement du côté des pouvoirs publics, c'est ne pas faire preuve de réalisme". (RMC, dimanche 6 juillet)

Jacques Voisin, président de la CFTC : "L'attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d'éviter les conflits est battue en brèche par les propos très politiques du président de la République, qui a estime avoir réglé la conflictualité. C'est regrettable et de nature à attiser les conflits".
"Le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues concernant notamment les salaires et le temps de travail".
"Les conflits ont peut-être moins de conséquences sur les usagers, notamment des transports, et sur l'activité générale du pays, mais dire les choses ainsi, c'est exagéré et cela ne peut qu'appeler des réactions vives", a-t-il ajouté.
"Il n'y a pas de gagnant et pas de perdant. On ne peut pas laisser dire ça. J'ose penser que les propos du président de la République ont dépassé sa pensée". (Déclaration à l'AFP, dimanche 6 juillet)

Ecrit par : phil | mardi, 08 juillet 2008

je n'ai jamais prétendu que mesurer la démocratie et le dialogue social par le nombre de grève effectuée.
mais c'est quand même alarmant ! les projets de loi, le président les fait passer en force, alors comment peut-on dire que ce n'est pas le président....
c'est un virage dangereux que risque de prendre le pays...
il est vrai que les salariés ne se sentent pas impliqués par ce qui se passe, sauf quand une tuile leur tombe sur la tête...eh ben, je vais être maso, qu'un orage de tuile s'abat sur nous ! c'est peut-être extremiste comme position, mais merde! je refuse d'être dans l'expectative et voir mon pays partir en c....!

Ecrit par : anita | mardi, 08 juillet 2008

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